Pourquoi les vaisseaux d’Alien sont-ils lents ?
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- Last update : 2024-01-09:00:14:20
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Dans aucun des quatre épisodes de la Saga Alien il ne nous ait donné à voir un vaisseau spatial qui se déplace rapidement, à savoir à la vitesse de la lumière, comme n’importe quel vaisseau de science-fiction qui se respecte.
Dans Starwars, dans Starship Troopers ou ailleurs, la scène est plutôt récurrente : les étoiles se figent en lignes de fuite et le flash lumineux qui s’ensuit indique au spectateur que le vaisseau est en train de traverser l’espace-temps à une vitesse supra-luminique.
Le tout réalisé avec plus ou moins de subtilité et de couleurs criardes.
Point de tout ça dans Alien. Le Nostromo fend l’immensité du vide avec la lenteur d’un supertanker chargé jusqu’à la gueule. D’ailleurs la corne de brume que l’on entend dans les premières secondes du film achève d’appuyer la comparaison.
En passant, cet effet sonore n’a guère de sens d’un point de vue astronautique. Qui veut-on prévenir sur une route commerciale interstellaire longue de plusieurs dizaines d’années lumières (pour rappel, une année-lumière, c’est une distance de quarante mille milliards de kilomètres) ? Et surtout, n’importe quel collégien qui a un minimum suivi ses cours de physique sait que le vide spatial ne propage pas le son.
D’où le fait qu’on n’entende pas crier les gens dans l’espace, ça au moins, ça tient la route. CQFD.
Bref, tout ici est donc de l’ordre du symbole et de l’esthétique contemplative, et cette première scène imprime définitivement la marque du film : ici, on n’est pas dans Starwars.
Ceci étant posé, quelle est la vitesse réelle des vaisseaux de la Weyland Yutani Corporation ?
Lambert fait parler les maths
La planète où le Nostromo se pose est LV426, Acheron pour les initiés et les fans de mythologie. Hors donc, LV426 est une petite lune insignifiante tournant autour d’une géante gazeuse elle-même en orbite autour de l’étoile Zeta 2 Réticuli, comme Lambert le précise au début du film.
Lambert, qui décidément ne perd pas une occasion pour la ramener, annonce également qu’il reste 10 mois de voyage. Sachant que Zeta 2 est située à 39 années-lumière de la Terre, on peut calculer la vitesse moyenne en kilomètres par seconde du vaisseau.
Le calcul
La distance est de 39.5 x 4 x 10e12 km soit 158 mille milliards de kilomètres. Une distance plutôt ridicule au regard de la galaxie soit dit en passant.
Pour la durée, on a 10 mois * 30,5 jours (j’arrondis lourdement hein) * 86400 (le nombre de secondes en une journée), soit… un paquet de secondes, 26.352.000 pour être exact.
La vitesse étant égale à la distance divisée par le temps, on obtient D / T = 158 x 10e12 / 26352000 = 5.995.749 km/s
6 millions de kilomètres par seconde
…soit 20 fois la vitesse de la lumière.
C’est qu’il turbine le bougre, finalement.
On peut également calculer celle du Sulaco. Même calcul et même distance mais cette fois-ci sur trois semaines, comme ça nous est stipulé à je ne sais plus quel moment du film (c’est Newt je crois ?).
Ou bien je l’ai lu, ou bien je l’ai inventé, parce que ça m’arrive aussi.
Donc pour la faire courte, le Sulaco vogue à 290 fois la vitesse de la lumière.
La question qui se pose alors est celle de la propulsion.
Quid du moteur capable de déplacer de tels engins à pareilles vitesses ?
Et bien comme il faut pas abuser des bonnes choses, ça sera l’objet d’un prochain post.
Bonne nuit.