« Mettons fin aux rumeurs, voici les faits ! »
C’est comme ça qu’Andrews, le directeur de Fiorina 161, ouvre le bal dans Alien 3. Un module 337 s’est écrasé à 6h du matin. Deux morts. Un droïde en miettes. Le survivant… est une femme.
Et nous, tels des vautours devant un accident de la route, on va s’arrêter regarder les débris d’un peu plus près. Parce qu’entre le feu à bord du Sulaco et la gerbe d’eau qui ouvre le film, il y a toute une mécanique qu’on ne nous montre jamais, mais qui, contrairement à l’épice de Dune, tient étonnamment bien la route une fois qu’on gratte un peu sous le sable de Fiorina.
Reprenons depuis le début. A la fin d’Aliens, tout le monde s’endort en cryosommeil sur le Sulaco. Ripley, Hicks, Newt et Bishop retournent paisiblement sur la Terre pour une retraite bien méritée dans un appartement sans fenêtre sur Gateway Station. Sauf Bishop qui a probablement gagné un PV pour destruction de matériel dans la casse de la Weyland-Yutani.
Sauf qu’un facehugger a pondu, quelque part dans les soutes du vaisseau, un œuf que personne n’a demandé (le film ne l’explique jamais, la novélisation d’Alan Dean Foster s’en charge à la place). L’animal éclot, se faufile jusqu’au compartiment d’hypersommeil, et déclenche un feu électrique dans le faux-plancher. Rien de spectaculaire au début, le genre d’étincelle qui, sur un vaisseau bien entretenu, se règle avec un extincteur et un rapport d’incident.
Sauf que sur le Sulaco de 2179, ce petit feu de rien du tout tourne à l’explosion. Et c’est là que ça devient intéressant pour nous : le scénario original – jamais tourné, faute de budget, mais repris dans la novélisation – prévoyait qu’au moment où les modules d’évacuation se détachent, une poche de gaz toxiques s’enflamme. L’explosion abîme les systèmes électroniques de plusieurs EEV en plein largage. L’un d’eux repart même percuter le Sulaco, façon boomerang raté, ce qui achève de condamner le vaisseau-mère à dériver seul dans le vide jusqu’à sa disparition définitive de la saga (personne ne l’a jamais revu, RIP le Sulaco, mort hors-champ comme un personnage secondaire de sitcom).
Le module qui nous intéresse, celui qui transporte Ripley, Hicks, Newt et Bishop, prend la même explosion en pleine figure. Résultat : ses systèmes de guidage et de manœuvre sont touchés avant même d’avoir quitté le voisinage du vaisseau. Et ça, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas un détail. C’est toute la mécanique de la suite qui en découle.
Le module d’évacuation standard de l’USCMC, le fameux Type 337 (le petit nom fan-made « BD-409 » qu’on croise partout sur internet n’a en réalité jamais été confirmé par une source fiable, alors on va rester sur Type 337, c’est déjà bien assez classe), fonctionne sur un principe qu’on appelle le dead drop.
En clair : l’ordinateur de bord repère la balise de navigation la plus proche – ici celle de Fiorina 161 – et met le cap dessus. Une fois en approche, le module ne fait strictement rien. Il tombe. En chute libre, sans propulsion, jusqu’à atteindre les couches basses de l’atmosphère. C’est seulement à ce moment-là qu’il allume ses moteurs pour casser sa vitesse de chute, sort son train d’atterrissage tricycle, et se pose avec le peu de carburant qu’il lui reste.
Sur le papier, c’est une idée plutôt maligne : économiser un carburant précieux en laissant la gravité faire le plus gros du boulot, façon aérofreinage. C’est exactement ce que font en vrai les capsules de rentrée atmosphérique, de Apollo à Soyouz : on ne combat pas la vitesse cosmique à coup de moteur, ce serait ruineux en carburant, on la laisse se dissiper contre l’air.
Le souci du Type 337, c’est qu’il n’a droit qu’à un seul essai. Le manuel technique de la licence (celui édité en marge des films, donc à prendre avec les pincettes habituelles de l’univers étendu) est clair là-dessus : il n’y a de carburant embarqué que pour une seule rentrée atmosphérique. Pas de session de rattrapage. Pas de « on relance et on retente sa chance ». Tu tombes, tu allumes tes rétrofusées une fois, et si ce moment-là tombe au mauvais endroit avec des instruments cassés, tu ne recommences pas.
Autant dire que dans notre cas, avec des systèmes de guidage endommagés par l’explosion, la seule chose qui restait vraiment fiable dans toute la procédure – à savoir le moment précis où allumer les moteurs et sous quel angle – s’est retrouvée entre les mains d’un ordinateur qui venait de prendre une décharge électrique dans la figure.
Ici, il faut qu’on parle chiffres, parce que c’est là que ça devient franchement inconfortable.
Un objet qui entame une rentrée atmosphérique depuis une trajectoire orbitale ou quasi-orbitale ne traîne pas à 90 km/h façon rentrée de we-end à la campagne. On parle de vitesses de l’ordre de plusieurs kilomètres par seconde. Pour donner un ordre de grandeur : la navette spatiale entamait sa rentrée à environ 7,8 km/s, soit un peu plus de 28 000 km/h. Une capsule Apollo revenant de la Lune, elle, tapait carrément dans les 11 km/s, parce qu’elle n’était pas juste en orbite basse mais revenait de plus loin, avec plus d’énergie cinétique à dissiper.
L’atmosphère, ensuite, fait le sale boulot : la friction de l’air freine l’engin, le chauffe à blanc (d’où les boucliers thermiques en céramique et alliage de carbone, exactement ce qu’on nous décrit pour le Type 337, et qui n’est pas une coïncidence, c’est un choix de matériau qui a du sens), et le fait passer en quelques minutes de plusieurs km/s à seulement quelques centaines de mètres par seconde au moment où les parachutes (ou dans notre cas, les rétrofusées) prennent le relais.
C’est cette étape-là, celle du freinage final, qui pose un léger problème pour notre EEV. Une capsule Soyouz, dans un déroulement nominal, arrive au sol à peu près à 7 mètres par seconde grâce à des rétrofusées qui s’allument à quelques dizaines de centimètres du sol. Une capsule Apollo qui amerrit, parachutes déployés, touche l’eau à environ 9 mètres par seconde, soit une trentaine de km/h. C’est déjà suffisamment violent pour secouer sérieusement l’équipage, mais ça reste largement à l’intérieur des tolérances humaines.
Le souci de notre module, c’est que sa toute dernière étape – celle où les moteurs sont censés casser sa vitesse résiduelle avant contact – dépendait justement des systèmes qui venaient de cramer dans l’explosion. Il n’a donc probablement jamais eu droit à son ralentissement final. Il est arrivé au sol (ou plutôt à l’eau) en gardant une bonne partie de la vitesse qu’il avait encore après le freinage atmosphérique naturel, potentiellement plusieurs centaines de km/h plutôt qu’une grosse trentaine.
Et entre les deux, il y a un monde. Ou plutôt, il y a un mur. Un mur liquide.
C’est le genre de détail contre-intuitif qui plaît beaucoup aux plongeurs professionnels et aux ingénieurs aéronautiques : l’eau, à haute vitesse d’impact, ne se comporte plus du tout comme un milieu qui absorbe le choc. Elle se comporte comme du béton.
La raison est bête comme chou une fois qu’on l’a en tête : l’eau est quasiment incompressible. Quand un objet la percute lentement, elle a le temps de s’écarter, de « couler » autour de la forme qui arrive, un peu comme quand on plonge la main dans une bassine. Mais passé un certain seuil de vitesse, elle n’a plus le temps de s’écarter. La pression générée par l’impact devient alors comparable à celle d’un choc sur une surface rigide. C’est très exactement le principe physique qui rend un plat abdominal depuis un plongeoir de 10 mètres franchement douloureux, et qui rend un amerrissage d’avion à haute vitesse aussi meurtrier qu’un crash sur piste en dur.
Le module ne s’est pas juste posé un peu fort sur l’eau de Fiorina 161. S’il a gardé, ne serait-ce qu’une fraction significative de sa vitesse de rentrée, sans le coup de frein final des rétrofusées, l’impact a probablement ressemblé bien plus à un écrasement contre une falaise qu’à un amerrissage. Ce qui, soit dit en passant, colle parfaitement avec ce qu’on voit à l’écran : une épave complètement disloquée, un droïde en pièces détachées, et deux morts sur trois occupants adultes.
Ce qui nous amène à la question qui fâche.
Le film ne s’attarde pas dessus, et c’est un peu dommage, parce que la réponse tient en une poignée d’hypothèses qui se recoupent plutôt bien avec ce qu’on vient de calculer.
D’abord, la position dans le module. Un module en forme de « L », comme décrit pour le Type 337, ne distribue pas les contraintes de la même façon partout. Une section dédiée au support de vie et à la propulsion d’un côté, une section passagers de l’autre : selon l’endroit précis où l’impact encaisse le plus d’énergie, et selon l’angle d’entrée dans l’eau, certaines places du module absorbent littéralement moins de choc que d’autres. Ce n’est pas différent du principe de zones de déformation sur une voiture, sauf qu’ici, personne n’a dû calculer ça en pensant à un amerrissage à pleine vitesse suite à une explosion électrique.
Ensuite, il y a la question des tubes de cryosommeil eux-mêmes. On sait que le Type 337 est capable d’éjecter ses occupants directement dans leur caisson d’hypersommeil, sans les réveiller, en 45 secondes montre en main. Un caisson d’hypersommeil, ce n’est pas un simple lit : dans toute la logique interne de la saga, ces capsules sont conçues pour encaisser des contraintes qu’un corps humain nu ne supporterait jamais, ne serait-ce que pour survivre à un vol spatial de plusieurs mois sans qu’un passager ne se retrouve avec des escarres et une déchirure musculaire au réveil. Un caisson correctement fermé, avec ses propres amortisseurs internes, peut très bien absorber une partie du choc qu’un corps à l’air libre encaisserait de plein fouet.
Et enfin, il y a un facteur qu’on oublie toujours, mais qui explique la moitié des survivants improbables de l’histoire réelle de l’aviation : la chance pure. Deux crashs identiques, deux occupants à la même distance du point d’impact, et l’un s’en sort avec une côte cassée pendant que l’autre n’a pas cette chance, simplement parce que le fauteuil de l’un a plié dans le bon sens et celui de l’autre dans le mauvais. On appelle ça un facteur qu’aucune formule ne rattrape complètement. Ripley n’a peut-être pas survécu parce qu’elle est mieux protégée que Hicks ou Newt. Elle a peut-être juste survécu.
Ce qui est amusant avec cette séquence, la vraie, celle qu’on ne voit jamais à l’écran mais que la novélisation et le matériel technique dérivé nous racontent, c’est qu’elle tient étonnamment bien la route comparée à ce qu’on a déjà disséqué dans nos deux premiers billets sur la propulsion du Nostromo.
Ici, pas d’esprit surhumain qui distord l’espace-temps, pas de moteur miracle jamais expliqué. On a un système standardisé (les fameuses directives de l’Interstellar Commerce Commission, littéralement l’équivalent SF des conventions maritimes SOLAS qui standardisent les canots de sauvetage sur Terre depuis le Titanic), une procédure de secours qui économise du carburant en misant sur la chute libre plutôt que sur des moteurs surpuissants, un carburant limité qui impose un seul essai de rentrée, et une panne en cascade qui découle logiquement d’un incendie initial. Chaque maillon de la chaîne cause le suivant. C’est très exactement la définition de la hard SF qu’on cherchait désespérément dans les moteurs à distorsion mentale de Dune.
Le seul bémol, et il est de taille : rien de tout ça n’est montré dans le film. Denis O’Bannon et sa bande ont préféré nous balancer une gerbe d’eau et une plage grise directement, sans passer par la case explication. Ce qui, avouons-le, est probablement le bon choix artistique (personne n’a envie d’un exposé de mécanique orbitale de dix minutes en ouverture d’un film d’horreur), mais qui laisse un boulevard aux gens comme nous pour aller fouiller dans les novélisations et les manuels techniques et en ressortir, un peu fiers, avec une explication qui tient debout.
Le Type 337 qui s’écrase sur Fiorina 161 n’est ni un caprice de scénariste ni un trou dans le script. C’est un module de secours parfaitement fonctionnel sur le papier, victime d’une explosion qui a grillé exactement les systèmes qu’il ne fallait pas griller, au pire moment possible de sa procédure de rentrée. Le résultat, une fois qu’on fait les calculs, ressemble beaucoup moins à un amerrissage raté qu’à un impact à pleine vitesse sur une surface aussi dure que du béton, ce qui explique très bien pourquoi il n’y a qu’une survivante, un droïde en miettes, et deux cercueils à préparer avant le petit-déjeuner.
Bref, contrairement à l’épice de Dune, celle-là, on ne va pas la laisser de côté. Elle mérite sa place au rayon hard SF.
Bonne nuit, et gare aux dead drops ratés.
Dennis Lowe est l’un des spécialistes en effets spéciaux qui a travaillé sur Alien en 1978. Il a commencé sa carrière en 1975 et était notamment en charge de la construction du vaisseau spatial Nostromo et de sa raffinerie automatisée. Il a également travaillé sur StarWars où il s’est occupé du petit animatronic de Yoda.
Vers la fin des années 2000, Dennis Lowe a réalisé des interviews d’une partie des intervenants de l’équipe de tournage, tels que Nick Allder, Michael Seymour, Mia Bonzanigo (l’assistante de Giger à l’époque) et bien d’autres. Montées avec des images d’archive, cette série de documentaires amateur donne une autre vision de ce qu’a été le tournage de cet immense film.
Je me permets de les diffuser sur les Chroniques du Nostromo étant donné que le site de Dennis Lowe est inaccessible depuis environ deux ans. Pour toute demande, merci de me contacter ici.
Phil Rae décrit son travail dans l’atelier de maquettes où il a travaillé sur le Narcissus. John Wolff se souvient de son expérience avec le laser des Who dans la salle des œufs et Roger Christian se remémore la construction du pont du Nostromo.
Durée : 1h38
Contributions : Nick Allder, Michael Seymour et Dennis Lowe.
Durée : 55min
Contributions : David Watkins, Joyce Voysey, Robert Voysey, Dick Budden et Pat Lowry.
Durée : 1h30
Contributions : Nick Allder, Michael Seymour et Dennis Lowe.
Durée : 1h30
Tournage d’un plan de survol de la planète par le vaisseau Nostromo.
Durée : 1m45
Le projet A34k, c’est une équipe de fans qui ont décidé de redonner ses lettres de noblesse au mal-aimé de la trilogie originale : Alien 3.
Petit rappel : on sait que le film a souffert d’une production catastrophique, avec un scénario écrit au jour le jour, des décors construits, puis démolis, un David Fincher à bout et un Giger pas content qui ne repointera plus jamais son nez à Hollywood.

Le montage du film n’a pas échappé à la malédiction puisque, pourquoi se contenter d’une pré-production hasardeuse et d’un tournage chaotique quand on peut aussi foirer la post-prod et le montage ?
Alors soyons honnête, la version cinéma d’Alien 3 de 1992 est tout à fait honorable. Globalement. En gardant les yeux fermés à certains moments (de peur bien sûr).
En y regardant de plus prêt, elle souffre de pas mal de problèmes. Tout d’abord un scénario lacunaire où l’un des protagonistes les plus étoffés disparait subitement du récit (Golic), ensuite un compositing torché à la truelle qui laisse apparaitre les lueurs du fond vert utilisé. Quand on connait le travail de furieux réalisé par les équipes FX avec les marionnettes du monstre, on se dit que c’est quand même dommage d’avoir tout gâché au dernier moment.
Bref. A34k s’est fixé pour tâche titanesque de remonter Alien 3, et ce en empruntant autant au Theatrical Cut de 92 qu’à la version 2003, sortie pour le 45ème anniversaire de la Saga.
On retrouve dès l’introduction les plans d’extérieur, magnifiques, tournés sur une plage de la côte Est du Royaume-Uni, et quasiment tous supprimés de la version cinéma.
Du point de vue narratif, la naissance de l’Alien ayant eu droit a deux chestbursting complètement différents, l’équipe a opté pour le chien. Un choix plus pertinent au vu de la morphologie du monstre mais également en terme d’intensité dramatique.
N’ayant pas encore vu le film en entier, je ne vous en dirai pas plus ce soir, mais allez jeter un œil par vous-même sur cette version. Le lien de téléchargement vous est envoyé sur demande.
https://www.a34k.net
Ici Sanduleak2037, signing off.
Baptisé sous le nom de code cryptique d’A34k, le projet mené par un fan anonyme a éveillé ma curiosité.
Alien 3 n’a jamais eu, ni le montage, ni les VFX qu’il mérite, et c’est l’objectif de ce projet. La flemme d’écrire la suite. Mais je vous tiens au courant.
La première phase du cycle de vie de Internecivus raptus est une créature décrite comme un hybride de crabe et d’araignée. Elle semble être composée d’un abdomen, de pattes et d’une queue, sans tête, thorax ou organes sensoriels visibles. Cette forme mesure environ 1,5 mètre de long (queue incluse), avec une partie buccale rétractable pouvant atteindre entre 50 et 65 centimètres de longueur.
Cette catégorie est divisée en deux sous-catégories en raison des différences notables dans la manière dont le Facehugger attaque et poursuit un hôte potentiel.
Cette méthode est celle pour laquelle le Facehugger semble être le plus adapté lorsqu’il s’agit d’attaquer et de neutraliser un hôte potentiel.
Dans cette forme d’assaut, le Facehugger est généralement encore à l’intérieur de l’œuf lorsque l’hôte potentiel le « trouve ». La queue extrêmement puissante, enroulée sous la larve, est utilisée comme ressort pour propulser la créature hors de l’œuf vers l’hôte. L’expulsion de l’alien hors de l’œuf est si violente et agressive que l’attaque est souvent écrasante, laissant peu de temps à la victime pour réagir, qui est généralement maîtrisée en quelques secondes.
Cependant, si le premier contact avec un hôte échoue, le Facehugger utilise alors ses pattes comme moyen de locomotion très efficace. Il fait preuve d’une agilité et d’une rapidité impressionnantes une fois sur le sol. Il a également montré un certain degré de furtivité en traquant des victimes mobiles pour prendre l’avantage et surprendre sa proie. À l’instar de la forme adulte de I. raptus, il semble posséder une patience infinie. Il a également montré la capacité de grimper : à bord de l’USCSS Nostromo, il s’est hissé dans les structures supérieures du laboratoire médical après l’implantation, et sur LV-426, il a utilisé les structures du plafond pour bondir sur le lieutenant Ripley.
Il a été observé qu’une fois lancé à pleine vitesse, la larve alien maintient ses deux membres antérieurs dans une position rétractée. Cette posture semble indiquer que ces membres sont utilisés pour s’agripper et pour fournir des informations sensorielles supplémentaires sur l’environnement. Il est très probable que ces deux membres fonctionnent en coordination avec la queue pour saisir et fixer un hôte. Une fois l’agrippement réussi, les autres pattes se referment autour de la tête de l’hôte, complétant ainsi l’étreinte. Ce comportement indique que les membres antérieurs pourraient être utilisés pour juger de la position optimale sur la tête de l’hôte afin d’assurer la meilleure fixation possible et de faciliter la mise en place du tube. Cette posture semble aussi indiquer que ces membres peuvent être utilisés pour explorer l’environnement par le toucher. Cette idée est cohérente avec les observations du comportement d’escalade et de reptation de la larve Internecivus raptus, où ses membres antérieurs sont abaissés et utilisés pour la stabilité et la stimulation tactile.
On pense que la créature localise ses victimes de manière similaire à la forme adulte : une combinaison de détection thermique, auditive (à la fois aérienne et à travers le substrat), bioélectrique et, dans une certaine mesure, olfactive. Cependant, il n’est pas clair où se trouvent les organes sensoriels du Facehugger. Il est supposé que les organes de détection thermique, olfactive et bioélectrique pourraient prendre la forme de pores extrêmement sensibles couvrant le corps de la créature ou localisés dans certaines régions anatomiques, telles que les côtés et l’avant du corps. Comme aucune membrane tympanique n’a été localisée, il est spéculé que le Facehugger pourrait se fier aux vibrations causées par le son plutôt qu’à des stimuli auditifs directs.
Dans cette situation, l’hôte potentiel est soit cocooné dans les parois de la ruche, soit dans l’incapacité de se déplacer. Dans ce cas, le Facehugger a été observé en train de ramper hors de l’œuf, au lieu de bondir. Dans ce mode d’acquisition d’un hôte, le Facehugger adopte un comportement plus passif : ses actions sont plus lentes et semblent exécutées avec une certaine prudence. Contrairement à la localisation précise d’un hôte mobile, le Facehugger pourrait répondre à une trace biochimique sécrétée par le Xenomorphe adulte responsable du cocoonage de l’hôte. Cette trace de phéromones servirait de double objectif : permettre à un adulte de localiser l’hôte en revenant avec un œuf de la chambre d’œufs, et agir comme une « balise » pour la larve lorsque l’œuf est ouvert. Cette approche apparemment nonchalante pourrait également être une réponse à la signature bioélectrique de l’hôte avant l’attaque. Si l’hôte est inconscient, sa signature bioélectrique sera à une fréquence plus basse. Le Facehugger pourrait alors interpréter cela comme une attaque « à faible risque », ce qui lui permettrait d’être moins agressif – un hôte inconscient a peu de chances de s’échapper ou de résister. Cela expliquerait l’attitude « nonchalante » du Facehugger lorsqu’il s’installe sur un hôte pour commencer l’implantation. Cette observation est cohérente avec la sortie de la larve de son œuf lorsque Rebecca Jordan était attachée aux parois de la ruche.
Voici la traduction en français :
Une fois qu’une attaque réussie a été effectuée, l’organisme hôte tombe dans le coma. Toutes les fonctions motrices volontaires cessent, les fonctions motrices réflexes diminuent, et la larve Alien prend le rôle d’assistant respiratoire. Les premières théories reposaient sur l’idée que le coma était provoqué par un manque d’oxygène – ou d’atmosphère respirable – pour l’organisme hôte. Cependant, après l’infestation sur LV-426, il a été constaté que le coma est très probablement induit chimiquement et que l’hôte est maintenu dans cet état jusqu’à ce que l’implantation soit terminée.
Si le retrait du Facehugger est réussi avant l’implantation de l’embryon, l’hôte entre dans un état de choc qui – dans la plupart des cas – entraîne la mort (enregistrement : Marachek, John J. / Personnel d’exploration terrestre / Hadley’s Hope / LV-426 / daté de 2179). Pourquoi une créature agirait-elle de cette manière ? Tuer un hôte potentiel réduit les chances de reproduction – alors pourquoi I. raptus tuerait-il un hôte si le Facehugger est retiré prématurément ? Il est possible que cela n’ait rien à voir avec le fait que le Facehugger tue volontairement l’hôte, mais plutôt avec la dépendance temporaire de l’hôte envers l’Alien pour sa survie.
À bord de l’USS Sulaco, des traces d’un composé non identifié ont été enregistrées dans le corps du lieutenant Ripley pendant le processus d’implantation. Aucune trace de ce composé n’avait été relevée dans son système au moment de l’entrée en hypersommeil, ni dans les deux autres cryo-tubes contenant des humains. L’hypothèse la plus logique est que le composé a été introduit par la larve Alien pour s’assurer que l’hôte reste dans un état comateux.
Les archives de Weyland-Yutani de l’époque sont quelque peu incomplètes en ce qui concerne la composition chimique du composé étranger – probablement par mesure de sécurité – mais selon les informations disponibles, il semble que le Facehugger administre une toxine composée de carbone, d’hydrogène, d’azote et d’oxygène dans une configuration très proche de l’Anhydrotétrodotoxine 4-épitétrodotoxine (Tétrodotoxine). Il semble y avoir quelques variations dans la structure moléculaire entre la tétrodotoxine présente sur Terre et celle utilisée par le Facehugger, mais les similitudes sont frappantes.
La tétrodotoxine affecte le système nerveux de manière à empêcher la libération ultérieure d’impulsions nerveuses. Bien qu’elle ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique, elle inhibe la capacité des nerfs à envoyer des messages aux autres parties du corps. La tétrodotoxine est une petite molécule organique hétérocyclique qui agit directement sur le canal sodium électriquement actif dans le tissu nerveux. Elle bloque la diffusion du sodium à travers le canal sodium, empêchant ainsi la dépolarisation et la propagation des potentiels d’action dans les cellules nerveuses. Toute la toxicité observée est secondaire au blocage des potentiels d’action. La tétrodotoxine agit sur le système nerveux central et périphérique (nerfs autonomes, sensoriels et moteurs). Elle stimule également la zone chimioréceptrice et déprime les centres respiratoires et vasomoteurs dans la moelle oblongue.
Parmi les divers symptômes de la toxicité à la tétrodotoxine, on observe des étourdissements, de la transpiration, une salivation excessive, un engourdissement, une baisse de la température corporelle, une réduction de l’activité pulmonaire, des vomissements, des convulsions, une sensation d’étouffement (provoquée par une diminution des entrées sensorielles et des fonctions respiratoires), et une paralysie. Les victimes aux stades avancés de toxicité sont généralement placées sous respiration artificielle en raison de la défaillance des capacités respiratoires. Si elle n’est pas traitée, la toxicité de la tétrodotoxine conduit finalement à la mort. Un recoupement entre ces symptômes et les dossiers du Nostromo montre plusieurs similitudes : Kane a souffert d’une transpiration excessive, d’une réduction de l’activité pulmonaire, d’une diminution de la température corporelle, de paralysie, et a rapporté une sensation d’étouffement. Kane, ainsi que tous les hôtes enregistrés en laboratoire, ont dû dépendre de la larve I. raptus pour leurs besoins respiratoires durant l’implantation. Les différences entre la tétrodotoxine et ce que l’on appelle provisoirement le « TTXIR » sont qu’il n’y a pas de vomissements, pas de convulsions (à moins que la larve ne soit retirée prématurément), et que l’hôte se rétablit des effets sans assistance médicale (s’il est laissé jusqu’à la fin du cycle du Facehugger).
L’avantage qu’I. raptus obtient en utilisant une telle neurotoxine est qu’elle agit rapidement, et comme elle ne traverse jamais la barrière hémato-encéphalique, un organisme hôte peut être attaqué, infecté, puis relâché sans risque de lésions cérébrales ou de dommages au système nerveux central à la suite du coma. Malheureusement, cela signifie que l’hôte est probablement très lucide durant les premiers instants de l’attaque – même si son corps a déjà succombé à la paralysie.
On pense que la cause de la mort de l’hôte – due au retrait prématuré du Facehugger – est liée au fait que le Xénomorphe est capable de modérer le niveau de toxicité et n’a pas encore eu l’opportunité de transmuter la toxine hors du système de l’hôte. L’organisme hôte dépend également fortement du Facehugger pour ses besoins respiratoires. Sans la larve Alien, les niveaux de toxicité ne sont plus contrôlés et augmentent, tout en inhibant davantage la capacité de respiration volontaire – en conséquence, l’hôte meurt d’une toxicité accrue et d’une insuffisance respiratoire.
Il est largement admis qu’I. raptus administre un contre-agent modifiable qui agit avec le système de l’hôte pour éliminer la toxine du corps. Ce n’est pas tellement un antidote, mais plutôt un catalyseur transmutant qui peut être administré en fonction de la physiologie de l’organisme hôte. Après des siècles, les scientifiques n’ont toujours pas trouvé d’antidote adéquat à l’empoisonnement par la tétrodotoxine sur Terre, et se contentent encore de traiter les différents symptômes. Un des vaccins que le Dr Mason Wren avait été chargé d’étudier à bord de l’USM Auriga était justement un tel antidote.
D’après ce que nous savons du processus d’implantation, la trachée de l’hôte reste ouverte pour permettre l’entrée d’air. Cependant, en raison de la neurotoxine administrée par l’Alien, il devient difficile pour l’hôte de respirer par lui-même. Il est supposé que les sacs qui se gonflent et se contractent sur les côtés de la larve I. raptus ne sont pas destinés à son propre bénéfice, mais à celui de l’hôte. On pense que c’est à travers ces deux sacs que l’air respirable est forcé dans les poumons de l’hôte et les déchets sont expulsés. L’un des meilleurs exemples à ce jour est l’incident du Nostromo : l’Alien – dans une atmosphère complètement irrespirable pour les humains – a maintenu en vie l’officier exécutif du vaisseau. En raison des traces de CO2 dans l’atmosphère non reformée de LV-426, il est possible que le Facehugger ait pu décomposer le CO2 avec lequel il entrait en contact pour le transformer en O2 utilisable pour son hôte. De cette manière, I. raptus joue un rôle similaire à celui d’un masque de filtration d’air, capable de filtrer ou même d’absorber ce qui serait autrement toxique pour l’hôte.
Depuis les événements à bord de l’Auriga, on sait maintenant que le Facehugger peut également maintenir un hôte en vie tout en étant complètement submergé sous l’eau. Un clone de Ripley 8 est tombé dans la cuisine inondée du vaisseau après avoir été attaqué par l’un des œufs. La larve Alien n’a montré aucun signe d’alarme ou de détresse une fois sous l’eau, et il est supposé que si Ripley 8 n’avait pas réussi à retirer et à détruire la larve avant le début de l’implantation, une implantation réussie aurait suivi. Ces événements indiquent que le parasite est capable de filtrer les gaz dissous dans un liquide pour maintenir un hôte en vie. Cela porte notre compréhension de la créature à un niveau supérieur, indiquant une capacité d’adaptation encore plus élevée qu’on ne le pensait.
Les moyens par lesquels le Facehugger détermine les besoins biologiques de son hôte restent flous. On pense que le tube préhensile inséré dans l’œsophage de l’hôte prélève un échantillon de tissu pour comprendre ses besoins biologiques fondamentaux. À partir de là, il pourrait déterminer les exigences atmosphériques ou environnementales nécessaires à la survie de l’hôte. Une fois ces besoins compris, le mécanisme naturel de respiration de la créature est utilisé pour extraire et filtrer les éléments nécessaires de l’atmosphère, puis les transmettre à l’hôte. Lorsque les éléments filtrés sont collectés et transformés en un état gazeux respirable dans les sacs d’air situés de chaque côté du corps de la créature, ils sont poussés dans l’hôte par une contraction musculaire réflexe. Une fois l’air injecté dans le corps de l’hôte, une deuxième contraction réflexe musculaire se produit : une expansion forcée des sacs qui crée une succion pour extraire les déchets respiratoires du corps de l’hôte. Une fois que les sacs du Facehugger sont remplis de ces déchets, ils sont filtrés hors de la créature ou éventuellement décomposés pour que la larve Alien puisse utiliser certaines parties de ces déchets pour ses propres besoins respiratoires.
Une fois exposé à une atmosphère extérieure à la coquille protectrice de l’œuf, le Facehugger commence à « muer », perdant une couche externe de polysaccharides protéiques, et remplace ses cellules par du silicium polarisé. L’intensité de ce remplacement cellulaire par du silicium polarisé semble être directement liée à la dureté de l’environnement auquel la créature est exposée. Ce processus permet au Facehugger de survivre dans des conditions extrêmement hostiles, allant d’une atmosphère irrespirable à des températures extrêmes de froid ou de chaleur, voire à une submersion prolongée dans un liquide. Cependant, cette couche externe de silicium polarisé n’est pas aussi résistante ou solide que l’épiderme exosquelettique trouvé sur la forme adulte. La couche dermique du Facehugger est facilement percée et, selon la dissection réalisée par Bishop lors de sa mission sur LV-426, cette couche est très fine. Cette minceur de la peau peut être due à des exigences biologiques nécessitant un tel développement, comme la respiration. Compte tenu de la taille de la créature et du fait qu’elle doit non seulement filtrer l’atmosphère pour elle-même mais aussi pour un organisme hôte, il est très probable que l’Alien utilise la majorité de la surface de sa peau pour cette filtration, plutôt que d’employer de grands spiracles comme la forme adulte. Ainsi, il semble logique que cette phase du cycle de vie d’I. raptus présente une épiderme beaucoup plus fragile.
L’usage du silicium polarisé pourrait avoir un second avantage en plus de la protection contre l’environnement : la réception et la conduction électromagnétiques. Une fois sorti des limites de l’œuf, le Facehugger semble être dépourvu de moyens pour ingérer de la nourriture, et la plupart des organismes génèrent de l’énergie à partir de la consommation de nourriture. La larve d’I. raptus ne peut peut-être générer qu’une portion nominale d’énergie bioélectrique, mais l’incorporation de silicium polarisé pourrait améliorer cette production en générant de l’énergie via la conduction et la collecte de sources d’énergie externes. Les longues chaînes parallèles de silicium sont alignées sur un plan géométrique spécifique. Le bénéfice de ce type d’arrangement cellulaire est qu’il permet d’absorber toute énergie électromagnétique nocive, au lieu de la laisser pénétrer dans les tissus de la créature, tout en permettant à l’énergie électromagnétique bénéfique de passer. L’énergie électromagnétique pourrait alors être utilisée par l’Alien pour compléter et amplifier son activité bioélectrique, lui permettant ainsi de survivre sans ingestion.
Une grande part des actions du Facehugger lorsqu’il est attaché à l’hôte reste encore floue et fait l’objet de nombreux débats. En raison de données insuffisantes provenant du Nostromo, on pensait initialement que les pièces buccales du Facehugger descendaient dans la trachée de l’hôte pour aider à la respiration tout en implantant un embryon. Cependant, après l’infestation sur LV-426 et grâce aux rapports du Dr Mason Wren de l’Auriga, il semble que l’œsophage soit plus probablement utilisé.
L’œsophage s’avère plus efficace pour plusieurs raisons. Sa construction est plus résistante que celle de la trachée, permettant ainsi l’insertion des pièces buccales avec des dommages structurels minimaux pour le corps de l’hôte. Il permet également d’échantillonner les tissus et d’insérer les pièces buccales sans obstruer l’épiglotte, ce qui permet à l’hôte de continuer à respirer.
Pendant longtemps, cette théorie était considérée comme la plus probable. Cependant, après un examen approfondi, il est apparu que cette idée présentait des problèmes, aggravés par les différentes anatomies des organismes hôtes. Ainsi, cette théorie n’est plus considérée comme viable, mais elle est présentée ici pour illustrer le processus de recherche.
On a d’abord théorisé que les pièces buccales s’étendaient dans l’œsophage, l’extrémité en forme de ventouse s’attachant à la paroi œsophagienne, puis la perçait à l’aide d’un appendice semblable à la trompe d’un moustique. Le principal problème avec cette théorie est que cet appendice devrait être suffisamment ferme pour percer l’œsophage, mais suffisamment flexible pour contourner les organes internes et implanter l’embryon dans une zone « libre » du corps de l’hôte, comme le médiastin chez les humains (une zone entre les organes internes non obstruée). Le défi est alors : comment le Facehugger sait-il éviter les organes internes et trouver une zone libre dans la poitrine de l’hôte ? I. raptus aurait besoin de connaître d’avance l’anatomie de chaque hôte, ce qui est presque impossible compte tenu de la diversité des formes de vie utilisables comme hôtes.
Ensuite, il a été suggéré que l’embryon était implanté directement dans l’œsophage, ce qui paraissait logique. Cependant, cette théorie présente aussi des limites : si l’embryon était implanté dans l’œsophage, il aurait simplement à remonter et sortir par la bouche de l’hôte, ce qui rendrait inutile l’émergence classique via la poitrine. De plus, la croissance de l’embryon dans l’œsophage bloquerait la capacité de l’hôte à avaler.
Certaines preuves solides montrent que l’embryon se développe dans le médiastin, notamment :
Un autre problème majeur de cette théorie est que l’introduction de tissu étranger dans un organisme hôte entraînerait probablement un rejet par le corps de l’hôte. L’embryon serait traité comme un agent pathogène, ce qui aboutirait à sa destruction, ainsi qu’à celle de l’hôte.
La théorie actuelle, la plus acceptée, suggère que les pièces buccales tubulaires ne servent pas à déposer un embryon dans la poitrine de l’hôte, mais plutôt à réguler le TTXIR (la neurotoxine) pour maintenir l’hôte inconscient et à introduire un agent viral. Ce virus inciterait ensuite le corps de l’hôte à créer l’embryon, un peu comme un organe pourrait être produit par la spécialisation de cellules modifiées par un code génétique restructuré. Cela permettrait à l’embryon de s’adapter aux différentes anatomies des hôtes.
L’utilisation de l’œsophage reste cruciale dans cette théorie. La paroi muqueuse de l’œsophage faciliterait la transmission du matériel génétique. Une fois le matériel de restructuration de l’ADN introduit, le corps de l’hôte commencerait à développer l’embryon I. raptus comme s’il s’agissait d’une partie de sa propre physiologie. En modifiant l’ADN de l’hôte, l’embryon ne serait pas rejeté, car il serait perçu comme faisant partie intégrante de l’organisme hôte.
Ainsi, cette théorie explique mieux la localisation de l’embryon dans le médiastin, alors que les pièces buccales du Facehugger ne s’étendent que partiellement dans l’œsophage. Pour plus d’informations, veuillez consulter l’essai sur le réflexe ADN.
Il a été observé qu’un Facehugger reste attaché à un hôte humain pendant une période allant de 4 à 6 heures avant de « libérer » l’hôte. Une fois l’implantation de l’embryon terminée, le Facehugger meurt. La mort survient généralement entre 15 et 20 minutes après avoir quitté l’hôte. Un fait intéressant à noter est que la créature ne s’éloigne jamais beaucoup de sa proie infectée. Dans la majorité des cas, la carcasse du Facehugger peut être trouvée à moins de deux mètres du corps encore inconscient de l’hôte.
Il semble que le processus d’implantation affaiblisse considérablement le Facehugger, et qu’il ne se déplace que juste assez loin pour ne pas être « dans le passage». Une fois qu’il atteint une distance acceptable, le Facehugger s’effondre, attendant la mort.
L’œuf d’I. raptus a une hauteur moyenne d’un mètre et mesure environ 40 à 60 centimètres de diamètre. Sa « peau » est semblable à du cuir au toucher, avec quatre « lèvres » en forme de pétales à son sommet qui créent un joint étanche à l’air et à l’eau lorsqu’elles sont fermées. Une masse de vrilles semblables à des racines s’étend à partir de la base. La couleur varie apparemment du gris/brun foncé à un brun ocre. Il est supposé que ces variations de couleur sont dues à de nombreux facteurs tels que l’âge de l’œuf, l’environnement auquel il est exposé, la durée d’exposition à cet environnement, et les traits génétiques de la Reine ou de l’hôte d’origine.
L’Officier scientifique de l’USCSS Nostromo a observé qu’un des œufs trouvés dans le vaisseau abandonné, sur LV-426, est devenu transparent juste avant de s’ouvrir. Cette observation est intéressante car dans tous les autres cas observés, les œufs sont restés opaques, même lors de l’expulsion du parasite Xénomorphe à l’intérieur. Il a été théorisé que cette transparence pourrait aider le Facehugger à localiser l’hôte potentiel avant d’attaquer, mais avec un seul incident enregistré, il semblerait que cela ne joue aucun rôle dans la localisation de l’hôte. De plus, l’Alien à l’intérieur de l’œuf n’ayant pas d’organes sensoriels basés sur la vue, il semble peu probable que la transparence puisse, de quelque manière que ce soit, aider à la localisation de l’hôte potentiel.
La théorie la plus plausible à ce jour concerne l’âge des œufs découverts par le Nostromo. On pense que la transparence est survenue lorsque l’œuf, et le Xénomorphe à l’intérieur, ont commencé à émerger d’une hibernation prolongée. En raison de l’âge extrême, les cellules responsables de la pigmentation ont subi une forme d’atrophie ou d’atténuation sévère. Ainsi, lorsque l’œuf est passé de l’état de dormance à celui de réaction active à un hôte potentiel, la stabilité biochimique des cellules a commencé à s’effondrer, rendant finalement l’œuf dépourvu de toute pigmentation.
Cela soulève la question du rôle que joue la pigmentation dans la structure de l’œuf. Même parmi les créatures privées de lumière pendant des décennies, la transparence n’a jamais été observée dans l’épiderme. On a enregistré que la peau devenait translucide, mais jamais complètement transparente. Une telle transition indique que la pigmentation de l’œuf s’étend jusqu’à la musculature. La pigmentation pourrait ajouter une certaine stabilité structurelle à l’œuf au niveau cellulaire. Malheureusement, en raison de l’extrême rareté de cette réponse, il est difficile de formuler des hypothèses sur le rôle que joue la pigmentation dans l’existence de l’œuf, ou pourquoi une telle réponse se produirait.
La larve d’I. raptus est suspendue dans un fluide légèrement visqueux. Ce fluide et le parasite sont contenus dans une fine membrane, qui est à son tour entourée d’une couche de fluide visqueux, et le tout est entouré par la paroi interne de la structure primaire de l’œuf. Le fluide dans lequel le Facehugger est suspendu semble être un mélange hautement concentré d’hormones, d’enzymes et de protéines conçues pour soutenir la vie. La membrane entourant le Facehugger semble fonctionner comme une double barrière : les déchets produits par la créature traversent la membrane, tandis que le matériau riche en nutriments y repasse. La membrane et la couche externe de fluide semblent fonctionner ensemble pour purifier les déchets et les recycler pour les renvoyer à la larve. Les déchets supplémentaires qui ne peuvent pas être recyclés sont expulsés – cependant, il n’est pas clair comment ce processus particulier est réalisé.
L’œuf a la capacité de produire les hormones, enzymes, et – dans une certaine mesure – les protéines nécessaires que l’on trouve dans le fluide entourant la larve parasitaire. Cependant, ces protéines doivent être reconstituées – des nutriments supplémentaires sont introduits dans ce fluide, mais leur origine n’est pas entièrement claire. Il est raisonnable de penser que l’œuf puise les compléments alimentaires nécessaires dans l’environnement environnant via les vrilles qui s’étendent depuis la base de l’œuf. Ces vrilles serviraient également à expulser les déchets des nutriments transformés après leur passage dans le système de l’œuf. Si ce scénario est correct, ces vrilles pourraient être considérées comme un système racinaire modifié.
Un autre élément qui indique que ces vrilles jouent un rôle similaire à celui des racines : il a été observé que les œufs, lorsqu’ils sont déposés par la Reine, ne présentent pas de vrilles. Cela pourrait indiquer l’existence possible d’un jaune à l’intérieur de l’œuf qui servirait à nourrir le Facehugger en développement jusqu’à ce que l’œuf soit suffisamment développé pour faire pousser ces vrilles. Au moment où les vrilles sont pleinement développées et prêtes à commencer à puiser des nutriments dans l’environnement, le jaune a été consommé.
Sur la base des observations, il est évident qu’un certain type de système nerveux est à l’œuvre, ce qui provoque une réponse de l’œuf à la présence d’un hôte potentiel. On pense que ce système nerveux est rudimentaire et assez primitif par rapport à celui du Facehugger à l’intérieur, ou même à la forme adulte d’I. raptus. La théorie initiale était que les œufs réagissaient aux changements climatiques liés à la proximité (c’est-à-dire à la chaleur). La température élevée observée à l’intérieur de la ruche d’I. raptus permettrait à un œuf (ou peut-être même au Facehugger à l’intérieur) de détecter tout ce qui a une température corporelle supérieure ou inférieure à celle de la ruche. Cette notion a depuis été abandonnée en raison de sa probabilité élevée d’échec. Des variations pourraient survenir entre la signature thermique d’un organisme hôte et l’environnement environnant, ce qui pourrait le rendre « invisible » pour l’œuf. On pense que l’I. raptus adulte utilise plusieurs moyens de détection autres que thermique – ce qui donne à la créature une « vue » beaucoup plus précise de son environnement. Supposer que la première étape du cycle de vie repose uniquement sur la détection du rayonnement thermique discréditerait I. raptus en tant qu’espèce.
Il est actuellement supposé que le système nerveux primitif de l’œuf est basé sur la détection de deux formes d’entrées sensorielles : les signatures bioélectriques/champs bioélectromagnétiques et la réception biochimique. La première est conçue pour détecter et localiser les organismes hôtes. La détection des signatures bioélectriques est un moyen de détection beaucoup plus précis que la détection thermique – elles sont également très difficiles à masquer, donnant à l’œuf Alien la capacité de détecter un organisme hôte indépendamment de l’environnement environnant. La portée de cette capacité sensorielle semble quelque peu limitée – ce qui resterait cohérent avec la nature primitive du système – il semble que la portée maximale de détection soit de +/- 10 mètres. Dans tous les cas enregistrés, cela semble être la distance maximale à laquelle un œuf a réagi à un hôte potentiel. Cela pourrait d’abord sembler être un inconvénient, et un possible obstacle à l’acquisition de sa proie par le Facehugger, mais étant donné la rapidité, l’agilité et la dextérité de la larve Alien, 10 mètres n’offrent qu’un temps minimal pour qu’un organisme hôte réagisse avant une attaque. On présume également que dans un environnement de ruche, l’œuf serait placé à moins de 10 mètres d’un hôte encoconné.
La vue actuellement acceptée est que tant que l’œuf est scellé, l’œuf et le Facehugger forment un organisme symbiotique. Grâce à cette symbiose, le Facehugger reçoit des stimuli de l’œuf via des impulsions bioélectriques. Ces impulsions proviennent de la membrane entourant la larve de Xénomorphe et sont transmises par le liquide amniotique. À partir de là, le Facehugger est capable de savoir exactement où se trouve l’organisme hôte potentiel par rapport à l’œuf. On suppose que lorsque le système nerveux de l’œuf détecte une signature bioélectrique, il y a une libération biochimique réflexe dans le liquide amniotique par des glandes situées à l’intérieur de l’œuf à sa base (juste en dessous de la membrane entourant la larve d’I. raptus). Le résultat est un niveau accru d’activité, une augmentation de l’adrénaline et un sentiment général d’agitation.
Une fois que le Facehugger a pris conscience de la présence d’un organisme hôte, il déclenche chimiquement deux événements dans l’œuf : le premier est la libération d’un inhibiteur biochimique. Cette ph
éromone est liée à la deuxième forme de réception sensorielle que le système nerveux de l’œuf est conçu pour détecter. On pense que cet inhibiteur est ce qui empêche plusieurs œufs de réagir à un seul hôte. On pense également que la durée et l’intensité de la libération sont basées sur le nombre d’organismes hôtes détectés dans un rayon de 10 mètres. Si plusieurs organismes sont présents, l’intensité peut être réduite, de sorte que la réponse des œufs supplémentaires est simplement retardée légèrement pour minimiser les attaques multiples sur un hôte donné. En revanche, si un hôte isolé est détecté, l’intensité serait suffisante pour supprimer complètement toute réponse des œufs environnants, et pourrait éventuellement forcer ces œufs à entrer dans un état d’inactivité ou d’hibernation. Les glandes désignées pour la libération de cette phéromone sont supposées être regroupées à la base de l’œuf dans la même zone que les glandes destinées à l’agitation larvaire. Ce type de suppression est relativement courant parmi les sociétés eusociales – par exemple, chez les abeilles, la reine est connue pour libérer la phéromone « substance royale » qui supprime l’activité ovarienne chez les ouvrières d’une ruche.
Le deuxième événement est l’ouverture de l’œuf. Une fois que cela se produit, le Facehugger est capable de se fier à ses propres moyens d’entrée sensorielle – mettant ainsi fin à la relation symbiotique avec l’œuf. L’ouverture de l’œuf est supposée se produire avec un léger retard suivant la libération de l’inhibiteur biochimique.
Le seul aspect de l’existence de l’œuf que nous n’avons pas été capables de théoriser logiquement est la durée pendant laquelle il peut rester viable. Les archives indiquent que le Vaisseau abandonné, trouvé sur LV-426 par Russell et Anne Jorden, était le même vaisseau découvert par le Nostromo 57 ans auparavant. La manière dont les œufs ont pu rester intacts et contenir encore des Xénomorphes en bonne santé reste un mystère. La seule théorie avancée est que les Aliens contenus dans les œufs ont la capacité de tomber dans un état de quasi-mort d’hibernation et d’y rester jusqu’à leur réveil. Cela signifierait que leur métabolisme est ralenti de manière si drastique que les nutriments apportés par l’œuf peuvent être prélevés dans l’environnement environnant à un rythme si lent et en si petites quantités que plusieurs décennies peuvent passer avant que l’épuisement de ces nutriments nécessaires ne devienne un problème. Aussi impossible que cela puisse paraître, nous pourrions avoir affaire à un calendrier qui suit plus les siècles que les décennies. Le Jockey trouvé par l’équipage du Nostromo dans le Vaisseau abandonné a été décrit comme étant dans un état avancé de pétrification. Cela donne une indication de la durée pendant laquelle les œufs étaient restés dormants avant d’être découverts par les humains.
Il a été expliqué que les œufs étaient disposés de manière à indiquer une soute à cargaison, et qu’ils étaient peut-être maintenus en stase pour le transport. Kane, l’Officier Exécutif du Nostromo, a décrit une brume bleue réagissant lorsqu’elle était brisée et recouvrant les œufs. Cette « brume » faisait peut-être partie d’un système de stase intégré à la soute du Vaisseau abandonné, ce qui aiderait à prolonger la durée de vie des œufs et de leurs habitants au-delà de leur espérance normale. Malheureusement, le Vaisseau abandonné sur LV-426 est le seul cas que nous ayons eu avec des œufs d’un tel âge. La possible présence d’un champ de stase complique toute théorie que nous pourrions avoir sur la durée de vie des œufs de Xénomorphes.
La Terre, non merci. Quelle chiotte !
Johner
La Terre est la troisième planète du système de Sol et demeure le centre névralgique de nombreuses corporations multispatiales influentes. Parmi les principales compagnies des 21ème et 22ème siècles se trouvent la Weyland, Hyperdine, ECA, ICC, et l’USCM. Au 24ème siècle, de nouvelles entreprises comme l’USM et la Xarem Corp ont également émergé. Toutes ces compagnies ont établi leur siège dans la station spatiale Gateway, qui orbite autour de la Terre en 5 jours.
La station de contrôle du trafic spatial Antarctica a été installée en Antarctique en 2050, jouant un rôle essentiel dans la gestion des voyages interstellaires et des opérations spatiales autour de la Terre.
Note sur Paris : Dans la version longue du film Alien: Resurrection, la ville de Paris est montrée comme étant dévastée et désertée. Bien qu’il soit peu probable que cette destruction résulte du crash de l’Auriga, les raisons de cet événement restent ouvertes à toutes les hypothèses.
Xarem, la planète de nickel
Xarem est une planète minière réputée pour ses riches gisements de nickel. Son nom provient de la Xarem Corporation, l’entreprise qui a installé la première raffinerie sur la planète au début du 24ème siècle. Cette exploitation a permis de développer une infrastructure minière importante, attirant ainsi d’autres compagnies intéressées par les ressources naturelles de la planète. En raison de sa richesse en nickel, Xarem est devenue une plaque tournante essentielle pour l’industrie minière interstellaire, jouant un rôle clé dans l’approvisionnement en métaux pour les besoins industriels et technologiques.
Qu’ils aient trouvé la foi dans le trou du cul de l’espace ne les rend pas moins dangereux.
Andrews
Fiorina 161 alias « Fury 161 » est une petite planète orbitant à l’intérieur d’un système d’étoiles binaires, à l’extérieur de la Frontière. Elle est placée juste dans la zone où la vie est possible (pour une étoile comme le Soleil, cette bande ne dépasse pas 300 000 km de large). Sa surface est faite d’océans sombres et de terres émergées balayées par de puissants vents dont la vitesse peut dépasser 400 km/h ; l’atmosphère d’origine y est respirable et la température descend souvent à -40 degrés Celsius.
Une des formes de vie indigène les plus répandues est un petit parasite arthropode carnivore, appelé « lice », comparable à un pou, qui envahit toutes les formes de vie possédant des poils ou une chevelure (ces parasites se nourrissent principalement de kératine). Ils provoquent de sérieuses irritations de la peau et du cuir chevelu.

Vous vous êtes posés sur LV426, une petite lune qui était encore inexplorée à l’époque
Van Leuwen
LV426 est la seconde lune de la planète Zeta 2 Reticuli IV (qui en compte trois : LV425, LV426, LV427).
Également appelée Achéron par les colons, LV426 présente une activité volcanique importante, comme le montre la présence de la chaîne du Mont Illdium d’une altitude relativement basse. La croûte est composée de silicates d’aluminium et de magnésium, et la surface est un basalte refroidi non cristallisé présentant par endroits des traces de granite.
L’atmosphère est composée en grande partie d’azote, de CO2 et de traces de molécules organiques, ce qui constitue la soupe primordiale : les éléments nécessaires à l’apparition de la vie. Il semble que l’eau soit aussi présente sur LV426 sous forme de geysers.
